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Créer une société en Andorre depuis la France : les trois textes qui décident
Créer une société en Andorre depuis la France : l'article 25, l'exit tax et la substance | Vallcura Connect

France — convention de 2013, exit tax, résidence fiscale

Créer une société en Andorre depuis la France : les trois textes qui décident

La difficulté n'est jamais andorrane. Elle tient à trois textes français : la clause de nationalité de l'article 25 de la convention, l'imposition de départ de l'article 167 bis, et les critères de résidence de l'article 4 B du CGI. Les taux andorrans ne s'appliquent qu'après ces trois filtres.

Par Rédaction Vallcura Connect. Publié le 1er avril 2026, mis à jour le 17 septembre 2026. Temps de lecture : 9 min.
Perspective française. Ne remplace pas l'avis d'un avocat fiscaliste français : les mécanismes cités sont nommés pour que vous puissiez les faire examiner, pas pour être appliqués seul.

1er juil. 2015Entrée en vigueur de la convention
800 000 €Seuil courant de l'exit tax
183 jPrésence pour la résidence andorrane
10 %IS andorran, si la substance tient

La clause de l'article 25, jamais citée dans les comparatifs

La convention entre la France et l'Andorre a été signée à Paris le 2 avril 2013 et est entrée en vigueur le 1er juillet 2015. C'est la première convention fiscale liant les deux États, et elle est largement conforme au modèle de l'OCDE.

Elle comporte cependant une stipulation qu'aucun article promotionnel ne mentionne. À son article 25, la convention permet à la France d'imposer les personnes physiques de nationalité française résidentes d'Andorre comme si la convention n'existait pas.

Ce que cela implique. Un ressortissant français installé en Andorre n'est pas dans la même position qu'un ressortissant belge ou italien installé en Andorre. La portée exacte de cette clause et ses conditions de mise en œuvre doivent être analysées avec un fiscaliste français : c'est le premier point à faire vérifier, avant tout calcul de rentabilité. Toute simulation qui applique mécaniquement « Andorre = 10 % » à un Français ignore cette clause.

L'article 4 B : rester français sans le vouloir

Tant que vous êtes résident fiscal français, les bénéfices que vous appréhendez sont imposables en France, quelle que soit la nationalité de la société. Et la France ne vous laisse pas décider seul de votre résidence : l'article 4 B du CGI retient plusieurs critères alternatifs, dont il suffit qu'un seul soit rempli.

  • Le foyer ou le lieu de séjour principal est en France.
  • L'activité professionnelle principale y est exercée.
  • Le centre des intérêts économiques y est situé.

Le troisième critère est celui qui piège les entrepreneurs. Un dirigeant qui a obtenu la résidence andorrane, passe 200 jours en Andorre, mais dont l'essentiel du patrimoine, des revenus locatifs et de la clientèle reste français peut voir sa résidence française maintenue. Il faut déplacer les intérêts, pas seulement le domicile déclaré.

Les conditions andorranes correspondantes sont décrites dans devenir résident en Andorre.

L'exit tax : à traiter avant le départ, pas après

L'article 167 bis du CGI soumet certains contribuables quittant la France à une imposition des plus-values latentes sur leurs participations. Le dispositif se déclenche notamment lorsque la valeur des titres détenus atteint un seuil de l'ordre de 800 000 €, ou lorsque la participation représente au moins 50 % des droits dans les bénéfices d'une société.

Un entrepreneur qui détient une SARL française valorisée à 1,5 M€ et qui part en Andorre est dans le champ. Un sursis de paiement est possible sous conditions, mais il se demande et se maintient : il ne s'obtient pas rétroactivement.

L'ordre des opérations compte. Vendre l'entreprise française puis partir, ou partir puis vendre, ne produit pas le même résultat fiscal. C'est une décision à arbitrer avec un conseil français plusieurs mois avant le déménagement, pas un détail administratif à régler ensuite.

Les quatre dispositifs anti-abus à connaître de nom

Même en restant résident français, on peut détenir une société andorrane : c'est légal. Mais la France dispose d'un arsenal spécifiquement conçu pour ces situations. Faites nommer et examiner chacun de ces mécanismes par votre conseil :

Dispositifs français applicables aux structures étrangères — à faire vérifier au cas par cas
TexteCe qu'il vise
Établissement stableUne société andorrane pilotée depuis la France peut être regardée comme disposant d'un établissement stable en France, imposable en France
Article 155 A du CGILes rémunérations de services rendus en France mais facturés par une structure étrangère
Article 123 bis du CGILes participations de personnes physiques dans des entités soumises à un régime fiscal privilégié
Article 209 B du CGILes bénéfices de filiales étrangères à fiscalité privilégiée détenues par des sociétés françaises

Aucun de ces textes n'interdit l'Andorre. Tous transforment un montage sans substance en redressement. C'est pourquoi la page domiciliation et substance est plus importante, pour un Français, que la page sur les coûts.

Faire chiffrer votre sortie avant votre arrivée

Exit tax, sort des actifs français, portée de la clause de nationalité : ces trois points se traitent avec un conseil français, et avant toute démarche andorrane. Nous orientons votre demande en conséquence.

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